Le miel est plus doux que le sang

Dalí, Buñuel et Garcia Lorca se rencontrent

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©Gunther Gamper

Par Sébastien Bouthillier

Quand on a vingt ans, tous les espoirs sont permis, tous les rêves sont possibles. C’est l’âge de raison, mais aussi du doute. Le temps de l’intransigeance, mais aussi de la candeur.

Le miel est plus doux que le sang relate la rencontre entre Salvator, Luis et Frederico dans le Madrid des années 1920 avant qu’ils soient connus par leur patronyme grâce à la renommée artistique : Dalí, Buñuel et Garcia Lorca. Le public est témoin de la genèse de l’amitié et de la complicité entre le peintre, l’écrivain et le cinéaste.

Avant d’être célèbres, ils sont artistes et idéalistes. Lors de leur rencontre à la résidence étudiante madrilène, leurs intérêts convergent. Ils brûlent de changer le monde, notamment en dénonçant les bourgeois. D’ailleurs, Isabelle Blais incarne la séduisante Lolita, chanteuse de cabaret et militante anarchiste.

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À travers le personnage fictif de Lolita, les trois compères développeront leurs convictions politiques subversives et leurs visées artistiques avant-gardistes.  Le gigantesque éléphant sur scène illustre la dissidence des surréalistes face aux conventions sociales.

La mise en scène de Catherine Vidal, de ce texte de Simone Chartrand et Philippe Soldevila, témoigne de l’effervescence qui stimulait les trois comparses. En Luis Buñuel, François Bernier veut en découdre, gants de boxe en main. Simon Lacroix exprime la timidité de Salvador Dalí, tandis que Renaud Lacelle-Bourdon joue un Frederico Garcia Lorca « putréfait » selon Lolita.

Au Théâtre Denise-Pelletier jusqu’au 27 février.

Crédit photo : Gunther Gamper

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