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Le groupe Lendemain de veille

Un incontournable festif et rassembleur

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© Stéphane Couturier/MatTv.ca

Par : Christian Gaulin

C’est connu, on aime les produits d’ici. Lendemain de veille, un produit 100% québécois, est définitivement le groupe incontournable à découvrir ou à inviter à votre prochain party. Portrait et rencontre avec une sacrée belle découverte…

Prenant racine il y a neuf ans dans une petite ville du comté de Beauharnois-Salaberry en Montérégie, le groupe formé de cinq musiciens aux multiples talents, swing la bacaisse et swing la compagnie! Dès les premières notes, Lendemain de veille nous amène avec lui dans son univers musical festif et rassembleur. C’est presque impossible de s’en sortir car les symptômes frappent fort et sont contagieux: hocher la tête, taper du pied, frapper dans ses mains et se dandiner les fesses sont les plus fréquents qui ont été diagnostiqués à ce jour. Le mandat que le groupe s’est donné? Faire danser et chanter son public et mettre le party dans la place. Et c’est ce qui se passe tant sur la scène que dans la salle. Les gars chantent et jouent de la musique, mais en plus ils animent et divertissent. Ils cassent la baraque!

Les boys maîtrisent très bien leur art. Ce sont des musiciens chevronnés et ils ont un plaisir fou à faire de la musique ensemble. La chimie passe très bien entre eux, ça se voit. Le chanteur du groupe, Marc-André Rioux, est un grand gaillard qui sait s’imposer. Sa voix solide et rauque, ainsi que son énergie débordante font du lui une bête de scène inépuisable.

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Indéniablement amoureux de la musique francophone et québécoise, Lendemain de veille propose un répertoire musical constitué de reprises de chansons québécoises marquantes d’hier à aujourd’hui, tout en flirtant avec la pop, le rock, le disco, la musique traditionnelle et autres genres. De Marjo à J’entends frapper de Michel Pagliaro, de Splish Splash du groupe César et le Romains à Mes Aïeux, en passant par Kaïn, Gun N’ Roses, Les Colocs, les Beatles et l’auteur-compositeur-interprète Acadien Cayouche, Lendemain de veille nous déstabilise musicalement et joue avec les contrastes de main de maître, en nous faisant passer du nord au sud et du chaud au froid en un claquement de doigt. Mais chaque spectateur y trouve assurément son compte.

Le groupe Lendemain de veille était en spectacle vendredi soir aux 2Pierrots, leur deuxième maison depuis quelques années. Les membres du groupe s’y sentent clairement comme chez eux et c’est d’ailleurs à cet endroit qu’ils nous ont reçu en entrevue, pendant une pause entre deux prestations, afin de nous parler d’eux, de leur musique et de leurs projets.

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Les gars, comment s’est formé le groupe Lendemain de veille?

Jérémy: C’est arrivé il y a 9 ans, alors qu’un de nos amis nous a demandé de former un groupe pour un show pour la St-Jean-Baptiste dans notre coin. On s’est rassemblé et on s’est inspiré de notre bar préféré, le 2Pierrots, afin de savoir quoi jouer et pour faire un spectacle représentatif de la Fête nationale. Ça a été un succès. C’était le 23 juin 2008. Puis, nos amis en voulaient d’autres, alors on a fait des bars et des partys, puis on a développé le projet et après ça on s’est dit qu’on était officiellement un band.

Marc-André: On était supposé exister juste un soir, le 23 juin 2008 et tout devait se finir là. Ce soir-là, il y avait des gens de Châteauguay dans le public qui nous ont demandé si nous étions disponibles le lendemain. On a été engagé. On venait de doubler notre nombre de shows prévu dans toute notre vie.

Avec un nom de groupe comme le vôtre, peut-on présumer que vous l’avez trouvé le lendemain d’une soirée bien arrosée?

Marc-André: Pour notre premier show, comme tous les bons bands qui commencent, on avait été payé en caisses de bière… On a fêté pas mal… Le lendemain soir, on jouait à Châteauguay et l’animateur de cette soirée-là était l’humoriste Étienne Dano, un de nos chums. Il nous a demandé comment il devait nous présenter. Nous, on n’avait jamais pensé à un nom de groupe, car on devait exister juste un soir. Il nous a dit: « Les gars, je vous regarde la face, je vais vous nommer Lendemain de veille. » C’est resté depuis ce temps-là…

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Comment qualifiez-vous la musique que vous faites, qu’est-ce qui allume et influence Lendemain de veille?

Marc-André: Chacun des membres a des influences vraiment différentes. Paul a écouté beaucoup de métal et du vieux rock. Mark, lui, était attiré par le pop. Jérémy était plus plongé dans le punk et rock. Benoît, qui vient de la Gaspésie, était plus dans l’univers du country, alors que moi j’écoutais beaucoup de québécois. Mais ce qui nous unit toute la gang, c’est l’amour de la chanson québécoise francophone, mais en spectacle, on s’amuse en touchant un peu à tout. On a déjà été présenté comme étant un band faisant du rock agricole. Mais officiellement, sur iTunes, on est classé dans la section franco country. On trouve que ça nous va bien, nous, le terme de rock agricole ou de folk agricole. 

Pouvez-vous nous présenter à votre façon les membres du groupe et leur(s) rôle(s)?

Marc-André: Oui, je vais commencer avec « Jé, » Jérémy Gendron, le batteur, le comptable et le copropriétaire gérant du groupe. Nous sommes deux, Jérémy et moi, à gérer et à être copropriétaires du groupe. Jérémy, c’est le gars rationnel, le gars qui tient la corde, celui qui fait les chèques de paye, c’est lui qui fait le lien entre ce qui se passe au niveau du business et des gars qui jouent dans le band. Il y a Paul Théorêt, l’artiste, le guitariste qui joue de la mandoline, du banjo et de l’harmonica. Il a aussi joué du violon dans le passé, avant qu’on ait un violoniste, il a joué du piano, avant qu’on ait un pianiste. Paul joue de tout, il comprend tout. Il chante aussi. C’est l’homme à tout faire. C’est le plus tranquille et le plus tannant en même temps, tout dépend de l’heure qu’il est… Il est le plus représentatif de Lendemain de veille de toute la gang. Il est toujours prêt à faire le party et à partir en show n’importe où, n’importe quand. Il y a ensuite Mark Valois. Lui, c’est une bébite. Il joue de la basse, du piano…  C’est un réalisateur, un musicien. Il travaille dans un studio. Il comprend très bien la musique et il est bon pour faire les arrangements des chansons. Il est bon aussi pour nous apporter des verres d’eau quand on en a besoin. Il est aussi responsable des « back vocals ». On peut dire qu’il est notre chef choriste.  Le dernier et non le moindre, Benoît Joncas-LeBlanc, notre violoniste et petit nouveau, qui est venu en renfort dans un show à Sept-Îles. Il travaille avec nous depuis ce temps-là, et il est pas mal bon. Il joue avec nous en alternance avec Dany Déraspe, violoniste réputé des Îles-de-la-Madeleine.

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Jérémy: Et il y a bien entendu le chanteur, Marc-André Rioux, qui est l’autre copropriétaire et gérant du band. Il est le porte-parole et c’est lui qui est responsable de l’image de Lendemain de veille. Il décide comment on va s’habiller et si on a une couette de cheveux de travers, il va nous le dire. C’est lui le maître des réseaux sociaux, sa job est que tout le Québec sache qui est Lendemain de veille. Il est sur Facebook à tous les jours pour alimenter la page. Il est également le directeur musical et détermine les pièces qui seront jouées lors d’un show. C’est lui qui conduit l’autobus et c’est lui qui a les idées de grandeur dans le groupe. Donc, je dois évaluer ses projets et voir s’ils sont réalisables… Puis, il y a notre fan # 1, notre chum Rick, Éric Chénier, qui  est avec nous ce soir et qui nous suit à plusieurs endroits depuis 2010. Il a toujours sa guitare avec lui et il connaît toutes nos chansons.

Vous avez lancé votre premier album 1000 bouteilles, le 1er juin dernier. Outre la bière, le vin, les shooters et les partys, quels thèmes vous inspirent?

Mark: La famille, les amis…

Jérémy: On s’inspire des histoires vécues. Ce que nos chums, nos familles, nos proches vivent nous touche beaucoup. Il n’y a pas d’histoires inventées.

Paul: La nostalgie…

Marc-André: Oui la nostalgie, l’authenticité, la simplicité. Des tounes simples, des paroles simples, des mélodies simples qui réunissent les gens. La bière, le vin et l’alcool sont un prétexte pour créer un moment rassembleur, festif et être près des gens. Ceux qui connaissent bien Lendemain de veille l’ont compris et savent à quoi s’attendre. Notre job à nous est que lorsque les gens sortent pour venir voir un de nos shows, « ça swing la bacaisse dans l’fond d’la boîte à bois » jusqu’à 3 h du matin, alors que pour d’autres artistes, c’est de faire des chansons d’amour. Oui, on fait le party. On est comme dans un resort. On vieillit et on s’assagit. On commence à avoir des familles et des responsabilités. Maintenant, on fait plus de plage… on est plus tranquille.

Vous vous êtes fait connaître en faisant des reprises de chansons. Est-ce qu’elles vont continuer à avoir une grande place dans vos spectacles dans le futur ou souhaitez-vous continuer votre lancée avec vos chansons à vous?

Jérémy: On va continuer à faire des covers, mais on souhaite incorporer plus de nos compositions dans nos spectacles. On ne veut pas brusquer ou déstabiliser nos fans. Mais c’est clair qu’on veut développer notre propre matériel et présenter de nouvelles chansons au public. Mais tout ça va se faire en douceur, graduellement.

Marc-André: Et nos compositions vont dans le même sens que les spectacles qu’on présente depuis neuf ans, des chansons festives, alors ça s’intègre bien à ce qu’on fait déjà. On a la chance d’avoir des fans en or qui nous suivent et qui connaissent déjà toutes les paroles de nos compositions. Ça nous encourage à en faire d’autres et de les présenter à notre public de plus en plus nombreux et fidèle.

Votre lendemain de veille dure depuis presque dix ans. Que souhaitez-vous  pour les dix prochaines années?

Jérémy: On va avoir un Winnebago bientôt et un nouvel album dans deux ans! Sinon, peut-être avoir plus de reconnaissance au Québec de la part des autres artistes, réussir à se faire une petite place comme étant un vrai band québécois. Sinon, garder notre identité du moment en continuant à jouer dans les bars comme le 2Pierrots et les festivals, de ne pas trop changer notre formule pour ne pas se dénaturer.

Marc-André: Lendemain de veille, ça va rester un gros party et on espère être connu dans chaque petite ville des régions du Québec. Nous, on vient d’une petite ville et on veut aller à la rencontre des gens, un peu partout.

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En terminant, la question bonbon: dans votre chanson Un p’tit shooter, combien de fois dites-vous le mot shooter?

Mark: 28!

Paul: 57!

Marc-André: 56!

Jérémy: 60!

Benoît: 55!

Hé non les gars, retournez faire vos devoirs, c’est 84 fois!

Merci aux membres de Lendemain de veille pour leur grande générosité et au 2Pierrots pour nous avoir permis de faire l’entrevue dans leur établissement. Pour en savoir plus sur le premier album de Lendemain de veille ou pour connaître les dates de leurs prochains spectacles un peu partout au Québec, consultez le site Internet ou le Facebook du groupe.

Crédit photos : ©Stéphane Couturier /MatTv.ca

Texte révisé par : Louisa Gaoua

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