La recette du bonheur de Jérémy Demay

Un spectacle feel good qui énergise la foule

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©Véronyc Vachon/MatTV.ca

Par : Anny Lemire

La foule était au rendez-vous, en ce vendredi 29 juillet pour accueillir Jérémy Demay et ses nombreux invités dans le cadre du spectacle Feel Good Show, présenté sur la scène Vidéotron, à l’occasion des dernières journées de festivités de Juste pour rire.  Accueilli sur place par Simon Perreault, un DJ très talentueux, le public attendait avec fébrilité que l’humoriste vedette, Jérémy Demay, monte sur scène. Celui-ci a tenu le double rôle d’animateur et d’artiste pendant ce spectacle très diversifié, qui promettait surprise après surprise.

C’est ce dernier qui ouvre le spectacle avec un stand-up, portant surtout sur l’amour de Jérémy pour la cuisine québécoise. En effet, celui-ci affirme qu’il n’y a rien de plus facile que de cuisiner à la québécoise, nous n’avons qu’à fouiller dans le frigo, prendre ce qui nous tombe sur la main et je le cite « mottonner » (de l’expression très québécoise : motton!). Il récolte les rires à gorge déployée du public alors qu’il continue en disant : « Je pense que je vais sortir un livre de cuisine. Ça va s’appeler : Fouille, mélange, mottonne ».

Il nous offre également une belle réflexion sur la virilité des Français versus les Québécois, un extrait de son spectacle Ça arrête pu d’bien aller. Il donne comme exemple que prendre une marche fait beaucoup plus viril pour un homme que de dire « Allons faire une balade! », il donne également comme autre exemple que faire un line up ou attendre en ligne est beaucoup moins douteux que l’expression se taper une queue, qui peut carrément être interprétée d’une autre manière au Québec et poser des malentendus assez hilarants.

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Après une dizaine de minutes, il annonce le premier invité : un jeune Sherbrookois de 16 ans qui est un grand fanatique de Mike Ward. Alexis Lefebvre est né avec une cardiopathie et une malformation à la main. À la suite de complications et de l’arrêt de son pacemaker, il a dû subir une opération au cœur dernièrement. C’est alors que Jérémy Demay lui a proposé de faire partie du spectacle. Ayant déjà fait la première partie de Mike Ward et de Marianna Mazza, le jeune Alexis n’en est pas à son premier spectacle, mais ce devait quand même être toute une expérience de blaguer devant plus de 20 000 personnes.

S’il eut été nerveux, cela n’a pas été apparent. Le jeune homme est entré sur scène avec une assurance du tonnerre pour livrer son matériel. S’inspirant grandement de son idole, ses blagues ont la même saveur. C’est un style particulier, un peu cru qui ne plaît pas à tous, mais la présence du Sherbrookois et son rire contagieux lui ont permis de vivre un grand moment.

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Alex Roy, quant à lui, a choisi d’ouvrir avec un numéro sur sa chatte (l’animal de compagnie là!) en chaleur qui ne cesse de hurler Bernarrrrdd. Il offre à son public une réflexion fort hilarante en lien avec ce gag, il s’imagine ce que les gens auraient l’air si nous agissions de la sorte. Il poursuit en parlant de relations de couple et de danse. C’est là que la magie opère. Cet homme est une véritable machine à Beat Box. En passant de l’électronique au dubstep au I’ve had the time of my life par The Black Eyed Peas, il conquit TOUT le monde. Il termine en nous offrant une version remixée de Hello d’Adèle, qui est complètement divine!

Mathieu Cyr et Katherine Levac nous offrent des numéros plus tranquilles, mais qui font réagir le public tout autant que les numéros précédents. Mathieu Cyr passent des messages à diverses compagnies et nous fait des jeux de mots qui ne sont pas toujours réussis, mais ceux qui le sont, sont à se tordre de rire. Kat Levac pour sa part délecte les gens de son matériel portant sur les écoles primaires, le bricolage et les emplois étranges.

Didier Lambert nous refait son numéro de ukulélé qui avait été présenté la semaine dernière sur la scène Loto-Québec dans le cadre du Spectacle mystère (nous avons élucidé le mystère, pour lire notre critique c’est ici!). Le public se refroidit face à cet artiste qui parle vraiment trop fort.

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©Véronyc Vachon/MatTV.ca

Après que la foule se soit dilaté la rate, Jérémy Demay continue de donner du bonheur en invitant sur scène Alex Nevsky qui va interpréter deux de ses chansons soit Polaroid et Les Coloriés. Jérémy va se joindre à lui pour chanter muni de son cellulaire (parce qu’il n’est pas capable de se souvenir des paroles) et ainsi donner une performance des plus endiablées qui a su plaire à tous! Par la suite, Jérémy fait un petit numéro sur la « bromance » entre lui et Alex Nevsky. Les deux ont visiblement une belle complicité qui provoque des étincelles. Plus tard, ils reviennent sur scène pour un duo avec guitares.

Finalement, Danny Armstrong accompagné de son violon fait danser la Place des Arts avec son medley musical. Tout comme Jérémy et Alex, il revient sur scène une deuxième fois. Cette fois, il est accompagné du DJ Simon Perreault pour un battle. On assiste donc à un affrontement entre la musique plus contemporaine, plus électronique et la musique plus traditionnelle au violon et à la guitare.

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©Véronyc Vachon/MatTV.ca

Le Feel Good Show de Jérémy Demay a réussi sa mission première qui était de procurer du bonheur au public. Le bonheur se fait à partir des choses les plus simples de la vie. C’est ce message inspirant qui a transformé la Place des Arts, l’espace d’une soirée, en une grande fête célébrant les jours heureux.

Crédit photo : ©Véronyc Vachon/MatTV.ca

Texte révisé par : Annie Simard

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