Heavy Montréal Jour 1 : Manson, Zombie et compagnie

La pluie, le beau temps et des métalleux satisfaits

DSC_4612

©Angéline Gosselin/MatTv.ca

Par : Julie Côté

Après avoir annulé sa partie de spectacle à Toronto pour cause d’une mystérieuse grippe, plusieurs fans débordaient d’impatience à l’idée de voir Marilyn Manson monter sur scène en cette première journée de Heavy Montréal. Finalement, c’est son jumeau démoniaque, comme l’indique le nom de leur tournée conjointe, Rob Zombie qui a offert le plus de satisfaction aux courageux qui sont restés après une pluie torrentielle d’une vingtaine de minutes. Portrait de cette première journée, avec Burning the OpressorSword, I Prevail et ces jumeaux démoniaques.

 Il s’est laissé désirer, ce Marilyn. Le spectacle était censé débuter vers 19 h 15, mais pendant une dizaine de minutes, le seul spectacle auquel nous avons eu droit, c’est de voir le guitariste du groupe, Tyler Bates, caler bière, après bière, après bière. Plutôt particulier comme début de numéro. Dès les premières notes de Iresponsible Hate Anthem, toute première chanson de la soirée, nous avons vu que le chanteur était en grande forme, et ça s’est poursuivi jusqu’à la fin, avec The Beautiful People, en rappel. Les gens en demandaient encore, mais la pièce de résistance n’était pas encore présente.

DSC_4446

Tout aussi théâtral et costumé que son prédécesseur, Robert Bartleh Cummings, de véritable prénom, s’est amené  sur scène et a débuté son numéro avec Meet The Creeper. Il s’est promené beaucoup sur la scène, ce monsieur Zombie. Près des haut-parleurs, dans la zone des photographes, vraiment partout. On sentait qu’il voulait vraiment faire plaisir à tout le monde. Mais vraiment, ce qui a été réussi pour moi, c’est lorsque Marilyn Manson s’est ramené sur la scène pour interpréter Helter Skelter des Beatles en compagnie de son jumeau démoniaque. Absolument magique.

DSC_4301

Un peu plus tôt dans la journée, I Prevail a bénéficié d’une belle promotion par rapport à la dernière édition du festival, eux qui ont joué juste avant Manson et Zombie cette année, alors qu’ils ont ouvert la journée du dimanche il y a deux ans. Cette promotion a été franchement méritée eux qui sont, selon moi, le groupe qui s’est le plus démarqué en cette première journée du festival. Succès après succès de leur plus récent album Lifelines, on voit assez bien que le groupe originaire de Détroit a vraiment développé une belle relation avec son public montréalais, eux qui sont de retour pour la quatrième fois en deux ans. Pour ne citer qu’un fan du groupe « C’est malade comme show! »

DSC_1273

Burning the Oppressor et Sword

Encore un peu endormis après avoir peu dormi la veille, nous sommes arrivés au Parc Jean-Drapeau, ravis de pouvoir encourager des groupes plus locaux en début de journée avec Burning the Oppressor et Sword.

Le premier, gagnant du concours En route vers Heavy, a ouvert la scène du Jardin en tout début de journée et de toute évidence, débuter la journée ne les inquiétait pas trop. Le groupe, auquel nous pouvons reconnaître quelques sonorités de Despised Icon, nous a interprété les succès, un après l’autre, de leur plus récent album Bloodshed. Une belle prestation, qui aurait gagné à être un peu plus longue.

DSC_4179

Près d’une heure plus tard, le groupe Sword s’est présenté sur la scène Heavy Black Label. Le groupe, avec le bien connu chanteur Rick Hughes, qui oeuvre dans le paysage métal depuis 1980, était réellement heureux d’être ici. « Lorsque nous avons reçu l’invitation pour jouer ici, nous avons mis la production du nouvel album pour préparer le spectacle », nous confie-t-il. Leurs deux albums, Metallized et Sweet Dreams, datent de 1986 et 1987, où les chansons de cette époque étaient en général ancrées dans un genre en particulier qui n’a malheureusement pas bien vieilli. Par contre, la foule a semblé réellement bien apprécier le spectacle.

Heavy Montréal se poursuit aujourd’hui, toute la journée. Pour découvrir la programmation, visitez le lien ici.

Crédit photo : Angéline Gosselin/MatTv.ca

Texte révisé par : Annie Simard

Vous pourriez aussi aimer...