Gala Juste Raconteurs

Des histoires qui ne passeront pas à l’histoire

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© Photos officielles

Par : Christian Gaulin

On nous promettait des histoires et des humoristes, c’est ce qu’on a eu. Rien de plus. Pas de bonbons, pas de nananes et pas de cerise sur la crème fouettée, car il n’y avait pas non plus de crème fouettée.

C’est un Philippe Laprise en pleine forme et décontracté qui animait le gala Juste Raconteurs. Pour une deuxième année à la barre d’un gala Juste pour rire, il s’en est très bien sorti. Il nous a raconté des anecdotes avec sa belle-famille et sa randonnée en vélo avec Pat et son « bib », un cuissard à bretelles blanc. « Y’a des choses que tu ne veux pas voir », confie-t-il. Un numéro d’ouverture fort réussi qui s’est mérité plusieurs éclats de rires et applaudissements.

C’est ensuite P-A Méthot, qui s’est présenté sur scène afin de nous parler de relation de couple, de sensualité et de l’odeur du coconut qui l’excite. « Aller voir un thérapeute de couple qui est séparé, c’est comme demander à Martin Deschamps d’aller jouer une game de volleyball! », nous raconte-t-il. Ce fut un numéro savoureux qui lui a mérité une ovation debout. Au tour de Korine Côté de venir nous raconter sa première crise d’épilepsie dans le tunnel Ville-Marie. « Pour les plus de 30 ans, une crise d’épilepsie, c’est le p’tit Lazare dans les Filles de Caleb et pour les moins de 30 ans, c’est le Bal en Blanc! », nous dit-elle. Un numéro drôle, mais qui n’a pas fait lever la foule.

Le moment fort de la soirée nous a été offert par l’humoriste Pierre-Luc Pomerleau qui nous raconte avoir pris une médication pour la constipation. Il devait prendre une pilule et l’effet se faisait sentir après 6 heures. Il a décidé de prendre deux pilules afin d’accélérer le processus. Je vous confirme qu’il s’est retrouvé dans la merde… Une performance fort réussie, chaudement applaudie et un public comblé!

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Philippe Laprise nous a offert un numéro avec Philippe Bond, où les deux se comparaient en affirmant qu’ils étaient pareils : même prénom, même métier, même shape, même vie de famille. Non, pas tout à fait… Et ça s’est terminé dans un combat de lutte. Un bon moment qui a suscité beaucoup de rires et de répliques savoureuses. Et encore une fois, Bond a saisi l’occasion de se retrouver à moitié habillé sur scène, au grand plaisir des dames, jeunes et moins jeunes.

Puis Mélanie Ghanimé nous a parlé de sa gaine et qu’elle n’aime pas les 69. « Une pipe, c’est un cadeau qui se mérite, pas un prix de présence », prenant bien soin de passer son message aux hommes dans la salle. Ce fut un excellent numéro, fort apprécié.  De son côté, Neev, humoriste né à Montréal de parents d’origine marocaine et française, nous a raconté sa sortie à cheval en amoureux, afin de renouveler son couple, être original et  casser la routine après 7 ans de mariage. Un numéro bien construit et rigolo.

Finalement, l’incomparable Jean-Marc Parent, toujours apprécié du public, s’est présenté sur scène et il s’en est donné à cœur joie en nous jasant de ses frustrations sur le trafic, des coachs de vie, avant de se confier sur le grand sportif qu’il est et ses expérience sportives dont la marche en montagne et ses randonnées en vélo. Les gens ont ri, mais Jean-Marc Parent est capable d’en donner plus…

Ce fut un bon gala. On nous a raconté des belles histoires, mais on a définitivement rien réinventé avec le gala Juste Raconteurs…

© Photos officielles

Texte révisé par : Johanne Mathieu

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