FIJM 2019 : spectacle d’ouverture de Charlotte Cardin

Charlotte Cardin livre un succès d’ouverture au FIJM

© François Daoust/MatTv.ca

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Charlotte Cardin est apparue sur la Scène TD pour le spectacle d’ouverture de la 40e  édition du Festival International de Jazz de Montréal avec la candeur qu’on lui connait. Sa jeunesse sur grand écran laissait pointer des étincelles dans ses yeux. Elle était visiblement ravie d’être là devant une foule immense et condensée. Cinq années nous séparent de sa première apparition en prélude du spectacle de Mika à la Place des Arts. L’éblouissante artiste qui évolue de façon admirable nous a joué des airs qu’on lui connaît déjà et s’est permise de nous présenter du nouveau matériel.

La soirée a débuté sous un ciel qui s’assombrissait, grondait et s’éclairait parfois. Charlotte a même su détourner Mère Nature, par son caractère hypnotique, pour épargner les festivaliers d’une pluie certaine.

Échardes a introduit la soirée. Charlotte était vêtue d’une longue veste blanche aux épaules amples qui lui sied à ravir et lui confère la classe d’une Jackie Kennedy et se tenait debout, derrière son clavier, avec toute la simplicité qu’on lui connait. Elle a ensuite enchaîné avec une série de chansons anglophones aux rythmes suaves et langoureux; Big boy, Double shifts, Drive, Talk talk, Paradise motion et Dirty dirty avant de nous présenter Good Girl (dont le titre risque de changer) qui fera partie de son 1er album.

Aliocha s’est présenté sur scène avec Flash in the Pan pour un duo nous rappelant des sonorités à la Simon & Garfunkel.  Ce fut un moment exquis et en toute simplicité. Une symbiose existait entre les deux artistes.  Nous aurions aimé que ce moment se perpétue. Le tout fut à la fois fragile et enivrant.

S’est joint à l’interprétation de Main Girl le duo Milk & Bone en enchaînant avec Daydream. Une complicité entre les trois jeunes femmes invitait la foule à participer, à leur grand plaisir, pour chanter et danser.

Par la suite, il y a eu la première interprétation live de Passive agressive. Like it doesn’t a poursuivi  l’enchaînement avec pour invité le rappeur Loud. Ce fut un moment de surprise pour la foule qui s’est exclamée avec enthousiasme alors que le rappeur a aussi interprété Sometimes all the time avec une Charlotte ravie de partager sa scène. Une merveilleuse reprise de Daniel Bélanger a suivi avec Fous n’importe où.

Elle a invité le public à faire rayonner leur cellulaire en direction de la scène pour immortaliser d’un selfie cette soirée qu’elle est loin d’oublier. La saisie sur grand écran était surprenante. La foule a répondu avec enthousiasme, fière d’être là, pour elle, avec elle, en cette soirée festive.

Et c’est à son image, heureuse comme une enfant, simple et remplie de fragilité, qu’elle a terminé sa soirée en reprenant Faufile. Seule, derrière le clavier portant son nom sur des lettres blanches, elle permet à son auditoire de jumeler sa voix à la sienne pour conclure de façon admirable.

Crédit photo © François Daoust/MatTv.ca

Texte révisé par : Marie-France Boisvert

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