Fantasia : dernier jour, et coup de cœur

Une finale extravagante, et du poulet frit

© Festival Fantasia

Par : Normand Pineault

Déjà se terminait jeudi la 23e édition du Festival international de films Fantasia. Des drames d’horreur aux comédies d’action, on peut dire qu’il y en a eu pour tous les goûts. Et c’est après trois semaines de présentations diverses que le Festival nous offrait le très coloré long métrage japonais Promare en tant que film de clôture. Nous revenons donc aujourd’hui sur cette finale au style rétro, de même que sur l’un de nos coups de cœur,  Extreme Job.

Promare

Le court métrage The Girl From The Other Side débutait la soirée avec une touche de peur, de rêve, et de chaleur humaine. Les réalisateurs et producteurs de cette animation d’à peine 10 minutes étaient aussi présents pour nous présenter en première mondiale leur oeuvre, qui d’ailleurs est très riche en poésie visuelle. Sans paroles, simplement accompagnée d’un bruitage s’alliant parfaitement aux images en dessins esquissés, elle vous marque par sa simplicité, tout en faisant preuve d’une grande profondeur. Ce fut une charmante découverte.

© Toho

Le film de clôture du Festival nous était quant à lui ensuite présenté en première canadienne, en version originale japonaise avec sous-titres en anglais. Ce puissant manga, aux couleurs vivantes, frappantes, et pastel, dignes d’un épisode de Goldorak des années 80, nous raconte l’histoire d’une équipe extrême de pompiers dans un monde post apocalyptique. Tout en s’efforçant de contrôler les incendies, ils doivent aussi faire face à des terroristes pyromanes qui n’ont qu’une seule envie : allumer un feu qui aurait la force d’englober la ville entière.

Le dynamisme de Promare se ressent dans chacune des images et des scènes d’action. Les couleurs utilisées, et l’originalité des décors et des personnages, sont une dose d’adrénaline pure pour les yeux. À la limite, cela en devient même épuisant tellement le visuel est extravagant. Poussée à l’extrême jusqu’à en être hilarant, l’action démesurée se transforme même en une sorte de parodie des films du genre, et s’allie à un humour inattendu qui vous prend plusieurs fois par surprise. Cela a fait de cette œuvre de Pop Art cinématographique une parfaite finale pour ces trois semaines de cinéma hors de l’ordinaire.

Extreme Job

Un de nos coups de cœur du Festival cette année aura été la comédie d’action, Extreme Job. Se classant comme le 2e film ayant vendu le plus de billets de l’histoire du cinéma sud-coréen, elle raconte l’histoire du capitaine d’une petite équipe d’enquêteurs de l’escouade des narcotiques un peu maladroite. Durant une surveillance, ils se retrouvent malgré eux propriétaires d’un restaurant de poulet frit situé de l’autre côté de la rue où se trouvent des trafiquants. Mais lorsque le succès de leur restaurant les rattrape, ils commencent lentement à oublier la vraie raison de leur mission.

© CJ Entertainment

Cette comédie nous plonge vite dans la vivacité de son humour, autant par son montage brillant que par les répliques que les personnages s’envoient. La bavure dont l’équipe fait preuve dès l’ouverture du film nous promet une bonne dose de rires et d’action, et c’est exactement ce que les 5 acteurs nous offrent pour le reste du film. Même les scènes d’action bien interprétées font d’Extreme Job un film à voir. Il mérite d’être découvert, et ce, avant que le remake américain déjà en production n’arrive dans nos salles de cinéma avec une saveur probablement moindre.

C’était hier que les organisateurs du Festival international de films Fantasia nous disaient au revoir, et à l’année prochaine, tout en nous promettant de nous faire à nouveau découvrir plus d’action, d’horreur, et de fantaisie, venant de partout sur la planète. Ce sera donc un rendez-vous pour la 24e édition !

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