Dernière rentrée à l’Agora de la danse

Son audacieuse approche humaine continue

15-agoradeladanse-ateliers-non-danseurs-clareton © Ben Philippi

Par Sébastien Bouthillier

«La création québécoise est notre ADN profond.  Nous croyons fermement que la création en danse est un outil formidable et nécessaire pour s’interroger, confronter des points de vue et devenir, par extension, une fenêtre sur le monde», déclare la directrice générale et artistique, Francine Bernier, dans le programme.

C’est l’ultime rentrée automnale, rue Cherrier, dans le lieu qui abrite l’Agora de la danse depuis plus de 20 ans.  Dans un an, elle emménagera dans l’Espace danse de l’édifice Wilder, au cœur du Quartier des spectacles.

 

Remise en question

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©Julie Artacho

Pluton remet en question les codes de la représentation et le rapport au spectateur et à l’espace.  Une création de La 2e Porte à Gauche, qui donnera à voir l’ambiguïté, la sensualité et le viscéral.  Cheese, solo créé pour Michèle Febvre présenté en première partie, a inspiré les chorégraphes de Pluton.  16, 17, 18 et 19 septembre.

Le café-bar de l’Agora se transformera en cabaret lugubre rappelant le film noir où, sur la musique originale de Philippe B, Karina Champoux et lui interprètent Les enchaînésLeur hommage au maître du suspense Alfred Hitchcock se joue au piano au son des graves et illustre l’amour perdu, l’abandon.  22, 23, 24 et 25 septembre.

 

Identité corps et genre

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©Nans Bortuzzo

Métrosexuel?  Lumbersexuel?  Pour les Situations, George Stamos dirige un boot camp formé par cinq hommes qui jettent à terre les stéréotypes de la masculinité contemporaine.  Le public se demandera ce que signifie être un homme de nos jours et, bien sûr, ce que les femmes ont à dire là-dessus.  Des artistes invitées rejoindront les danseurs, Anouk Thériault et Gabrielle Surprenant-Lacasse notamment.  30 septembre et 1er et 2 octobre.

Rachel Harris et Esther Rousseau-Morin interprètent deux femmes aux identités confondues, mais pas identiques.  Matière blanche continue la trilogie de la chorégraphe Caroline Laurin-Beaucage sur la dissection rituelle des corps.  Les connexions nerveuses renvoient l’humain à la matière.  6, 7 et 8 octobre.

 

Évasion, nouveaux codes

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©Yannick Grandmont

L’échappée : Karine Denault entre dans la peau d’un personnage étrange qui s’évade du réel, prenant congé du présent pour glisser vers l’abandon.  Voici la danse présentée comme évasion et mise entre parenthèses de la logique.  21, 22 et 23 octobre.

Le duo formé par Frédérick Gravel et Brianna Lombardo ignore les codes d’un spectacle de danse pour construire les siens, plus réalistes.  Ils poétisent les mouvements banals et créent de nouveaux arguments pour fonder le mouvement.  La désinvolture des complices déstabilise et surprend autant que la vulnérabilité de l’humanité qu’elle dévoile avec This duet we’ve already done (so many times).  11, 12 et 13 novembre.

 

Deux invitations

L’Agora invite les intéressés qui ne sont pas danseurs à s’inscrire à l’atelier de deux jours d’Estelle Clarenton, accompagnée de Ginelle Chagnon.  Sur une scène aménagée en pont d’envol, ils travailleront quelques mouvements de S’envoler, chorégraphie métaphorique d’une microsociété entre le monde humain et celui des oiseaux.  Un enchaînement unique sera créé et présenté dans une ambiance conviviale à la fin de l’atelier.  24 et 25 octobre

Parole de chorégraphe est l’occasion d’une rencontre entre public et artistes, les jeudis après la représentation.

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