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Daniel Bélanger au Théâtre Wilfrid-Pelletier

Ou comment bien conclure ses FrancoFolies

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©Victor Diaz Lamich

par Mélissa Thibodeau

Daniel Bélanger continue d’être en demande. Il avait beau avoir présenté deux spectacles en mars dernier au Métropolis, la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts était remplie samedi dernier dans le cadre des FrancoFolies. Le charismatique auteur-compositeur-interprète en a profité pour nous ressortir, dans le désordre, des morceaux marquants de son répertoire en plus de nous présenter des pièces de Paloma, paru en novembre dernier. C’est dans cette belle folie que j’ai pu conclure ces FrancoFolies 2017.

L’atmosphère était légère, sereine. Il part avec Tout viendra s’effacer pour ensuite se lancer sur Chante encore. La foule applaudit avec enthousiasme. Il attend et s’adresse à elle. Afin d’oublier la semaine qui peut être difficile, il l’invite à se laisser aller : « Merci de vous exprimer ainsi. Ne vous laissez pas intimider par cette salle; elle est à nous.» Ce sentiment de parfaite liberté était presque contagieux. Quelques braves se sont levés de leur siège pour apprécier le spectacle debout. La majorité a préféré prendre le tout sagement assis. La formule était pourtant rock et entraînante. Je devrai me reprendre bientôt dans une salle debout. Cela n’a quand même pas empêché l’auditoire à embarquer dans la folie, à leur façon.

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©Victor Diaz Lamich

 

En plus de son récent opus, Daniel Bélanger est allé puiser dans son répertoire de 25 années de carrière pour nous offrir des titres marquants principalement des albums Rêver mieux, Quatre saisons dans le désordre. C’est avec grand plaisir que j’ai pu revisiter des pièces qui ont brassé mon adolescence comme Sortez-moi de moi et Opium. L’intensité avec laquelle la chanson Intouchable et immortel a été livrée a poussé le public à ovationner les efforts des musiciens.

On ressentait un esprit de complicité et de respect avec ses musiciens qui étaient solides et qui s’amusaient autant que le principal intéressé. J’ai tout particulièrement apprécié le fait qu’il les remerciait un à un entre des chansons, question de leur donner toute l’attention. Mentionnons les ici : Guillaume Doiron à la guitare, Jean-François Lemieux à la basse, Alex McMahon à la batterie et Alain Quirion, un multi-instrumentiste qui s’était entouré pour l’occasion de tout un arsenal de machines à sons.

La foule en redemandait tellement que deux rappels ont été accordés. Il termine finalement la soirée avec la magnifique La folie en quatre, seul à la guitare. Il salue la foule avec reconnaissance avant de disparaître derrière la scène pour une dernière fois (cette soirée-là).

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©Victor Diaz Lamich

Le reste du Québec aura droit à ce spectacle à partir du printemps 2018. De leur côté, les Montréalais auront droit à un autre supplémentaire le 21 octobre prochain au Métropolis. Les billets sont en vente ici.

Liste des chansons 

  • Tout viendra s’effacer
  • Chante encore
  • Sortez-moi de moi
  • Les temps fous
  • Tu peux partir
  • En mon bonheur
  • Fou n’importe où
  • Dans un Spoutnik
  • Intouchable et immortel
  • Il y a tant à faire
  • Métamorphose
  • Ère de glace
  • Te quitter
  • Rêver mieux
  • Le parapluie
  • Le fil
  • Opium
  • Cruel

 

Texte révisé par: Nabila Chabane

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