Compagnie Marie Chouinard présente Jérome Bosch

Le jardin des délices

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Par : Gabriel Talbot

Marie Chouinard est une figure de proue de la danse autant sur la scène canadienne qu’internationale. En 2016, elle a été invitée par la Jheronimus Bosch 500 Foundation à créer une chorégraphie pour souligner le 500e anniversaire de la mort de ce peintre. C’est donc avec sa créativité débordante qu’elle s’inspira d’une de ses œuvres maîtresses, « Le jardin des délices », pour nous amener dans cet univers allégorique. Cette œuvre est une peinture composée de trois panneaux, appelés triptyque, que le peintre néerlandais Jérome Bosch peignit sur bois au environ de l’an 1500. Le panneau de gauche du triptyque représente l’union d’Adam et Ève par Dieu. Le panneau central représente une humanité pécheresse avant le déluge alors que le panneau de droite représente l’enfer où les pécheurs subissent la damnation.

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Crédit photo: Sylvie-Ann Paré

Le spectacle est monté en trois actes, un pour chaque panneau. Au début du spectacle, le triptyque est projeté en arrière scène dans son ensemble pour ensuite être agrandi afin de ne montrer que le panneau central. Les dix danseurs entrent alors en scène pour nous faire vivre en danse ce que le peintre avait fort probablement en tête lorsqu’il créa cette peinture. De chaque côté de la scène nous voyons deux petits écrans qui nous montrent des agrandissements de certains détails du panneau central au fur et à mesure que la chorégraphie se déroule. Il nous est ainsi plus facile de faire le lien entre la parfaite exécution des danseurs et l’œuvre picturale de Jérome Bosch. Ce premier acte décrit bien en danse la nature pécheresse de l’homme selon les visions judéo-chrétiennes de l’époque.

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Crédit photo: Sylvie-Ann Paré

Le deuxième acte est plus sombre dans son expression, car il représente la damnation et l’enfer de l’humanité à la suite de sa vie de débauche exprimé au premier acte. Nous ressentons la lourdeur de l’enfer par une chorégraphie bien dirigée et une musique appropriée de Louis Dufort.

Le troisième acte est un retour dans le temps, car il revient sur la présentation d’Adam et Ève par Dieu. Sur les écrans situés de part et d’autres de la scène nous voyons un œil en gros plan qui nous observe tout au long de l’acte et qui nous fait penser que Dieu nous voit en tout temps.

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Crédit photo: Nicolas Ruel

L’assistance a bien démontré son appréciation par une longue ovation à la fin du spectacle.

Le spectacle est présenté au théatre Maisonneuve de la Place des Arts jusqu’au 30 septembre. Vous pouvez consulter la page web de ce spectacle en cliquant ici, et pour connaître les heures des représentations et réserver vos billets.

Texte révisé par : Bianca Beato

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