Chronique Cinéma: «OLD BOY»

La vengeance en quête de vérité

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©Films Séville

Par Cédric Cilia

Au départ, «OLD BOY» est un manga japonais de 1997 qui a été adapté une première fois au cinéma en 2003 par le réalisateur sud-coréen Park Chan-Wook. Dix ans plus tard, c’est l’américain Spike Lee qui s’y colle en confiant le rôle-titre à Josh Brolin.

«OLD BOY» raconte l’histoire d’un père de famille enlevé et séquestré sans raison dans une cellule ayant l’allure d’une chambre d’hôtel pendant 20 ans. Il y apprend qu’on l’accuse du meurtre de sa femme! À sa libération, le désir de vengeance, la rage, la colère et la détermination l’ont complètement transformé. Son ravisseur le contacte et le harcèle jusqu’à la fin afin qu’il découvre essentiellement deux choses : la raison de son enlèvement et aussi la raison de sa libération.

C’est un film intense et d’une grande violence; ce qui a d’ailleurs demandé énormément de travail physique à Josh Brolin; et qui emporte le spectateur sans problème du début à la fin dans sa quête de vengeance et de vérité. On retiendra notamment la fameuse scène de la bagarre qui a été réalisée en un long plan-séquence!

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©Films Séville

Éprouvant, parfois dur, la réussite de ce film tient sur un scénario bien ficelé qui tient le spectateur en haleine jusqu’au bout, une très grande performance d’acteur de la part de Josh Brolin tant sur le plan physique bien entendu, mais aussi sur le plan psychologique et émotionnel. Notons la prestation sans failles du grand Samuel L.Jackson.

Du rythme, des émotions, du sexe et de la violence: tous les ingrédients de ce film sont présents pour que Spike Lee ait rempli sa mission, soit celle d’accrocher le spectateur en lui permettant de s’identifier à son personnage principal, voire de l’aimer malgré tous ses travers. Au-delà de de cela, et aucunement en soulevant la question de la morale, Spike Lee réussit à nous entraîner dans son sujet: Poussé à bout et au-delà de ses limites, l’homme retrouve ses instincts premiers comme la survie pour se défendre et défendre les siens.

En tant que cinéphile averti, je vous conseillerai, en plus d’aller voir ce film en salles dés le 27 novembre, de louer l’original de 2003.

Bon cinéma!

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