Chronique 100 % Québécois

Une illustratrice drôle et touchante

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© Elise Gravel

Par : Ariane Coutu-Perrault

Pour ma chronique cette semaine, j’avais envie de vous parler d’Elise Gravelune artiste que je suis sur les réseaux sociaux depuis près d’un an et qui me fait sourireJe l’ai découverte grâce à mon filleul d’un an qui, déjà à quelques mois, adorait ses images et ses histoires. Une patate à vélo ainsi que Je suis terrible sont ses deux livres préférés, et il a bien raison, c’est un must si vous avez des enfants en bas âge. Elise Gravel est née à Montréal et a commencé à dessiner lorsqu’elle était très jeune. Elle raconte sur son site comment son talent la rendait populaire à l’école dans un ton assez ludique qui la représente bien :

« À la maternelle, j’étais populaire parce que j’étais capable de dessiner des princesses avec de longs cheveux en spirale. Ensuite, au secondaire, les filles me demandaient de leur dessiner leur mec idéal dans leur agenda. Je suis devenue très douée pour dessiner des muscles et du poil, ce qui m’a servi plus tard lorsque j’ai illustré mon livre Le Grand Antonio. »

Vous commencez à comprendre pourquoi j’admire cette artiste? Attendez, je ne fais que commencer, mais décidément, elle me fait rire. Pour continuer avec sa biographie, elle fait des études en design graphique avant de se lancer dans l’écriture. Son premier livre, Le Catalogue des Gaspilleurs, est publié en 2003Elle en sort une trentaine par la suite, et ces livres se font traduire dans une douzaine de langues. Elle remporte en 2012 le prix littéraire du gouverneur général dans la catégorie illustration jeunesse pour son livre La clé à molette et le prix jeunesse du libraire du Québec avec Jessie Elliot a peur de son ombre. 

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                                                                                                                                                                                                         © Elise Gravel

Si elle dessinait des princes et des princesses lorsqu’elle était petite, elle a décidé de s’éloigner complètement de ce ton. Les livres de l’artiste s’éloignent des histoires traditionnelles pour les enfants. Elle évite d’aller dans la normalité et les clichés, qui ont forgé sa carrière à la maternelle, et elle vient plutôt déconstruire les idées préconçues que l’on peut parfois transmettre aux enfants sans trop le vouloir. Par exemple les affiches  Les filles peuvent être et Les garçons peuvent qui, à mon sens, sont très pertinentes et importantes Ces deux affiches viennent défaire les conventions des comportements genrés et les attentes vis-à-vis de celles-ci.

À travers ses illustrations, Elise Gravel cherche à éduquer les enfants à propos de sujets importants et voire même engager, en s’adressant à son public comme de petits adultes. Comme son affiche sur le consentement, une de mes œuvres préférées d’ailleurs, comme quoi si c’est simple que même un enfant devrait comprendre. Afin d’éveiller l’esprit critique de son jeune public, elle parle beaucoup de différence et de l’appréciation de celle-ci à travers des personnages peu conventionnels au caractère assumé comme Ada la grincheuse en tutu ou encore Olga et le machin qui pue. Décidément, on est loin de la princesse bouclées. consentement-FR-corrige

© Elise Gravel

J’ai eu beaucoup de difficulté à choisir quelles illustrations intégrer dans ma chronique puisque j’avais vraiment envie que vous constatiez l’étendue de son talent. Je vous conseille donc fortement d’aller sur son site pour découvrir la diversité de ses produits tels que les affiches, les papiers peints, les tatouages temporaires, les dessins à colorier et j’en passe. Laissez votre côté enfant être charmé par l’humour de cette illustratrice.

Texte révisé par : Annie Simard

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