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Chronique 100% québécois

Désherbage de Tire le Coyote: l’album qui séduit

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© Facebook Tire le Coyote

Par : Christian Gaulin

Cette semaine, pour ma chronique 100% québécois, j’ai choisi de vous parler de l’album qui m’a marqué le plus cette année, Désherbage de Tire le Coyote. Paru cet automne, c’est le quatrième opus studio et original de l’auteur-compositeur-interprète. L’artiste à la voix « exclusive et peu commune » nous a concocté un album tout en douceur pour les oreilles, qui coule comme le cours d’eau d’un long fleuve tranquille et dont on ne se lasse pas. Parmi les quatre, c’est définitivement son meilleur, à mon humble avis. L’artiste, comme un bon vin, se peaufine et se définit avec les années.

Désherbage, c’est un long voyage sans fin qui nous transporte sur la route de l’amour et de la nostalgie. Bien qu’il soit sans fin, on trouve le voyage trop court et on souhaite fort qu’il ne se termine pas. Mais comme toute bonne chose a une fin… À l’écoute, Désherbage est du bonbon pour le cœur et pour l’âme. L’album présente une continuité tant dans ses thèmes que dans son concept. Les chansons sont racontées comme des histoires. Ce poète musical sait jongler avec les mots et a une façon bien à lui de nous les raconter. Ses textes et ses mots touchants s’amalgament parfaitement bien avec sa poignante musique folk-rock et son vibrato dans la voix. C’est du gros bonheur et difficile de ne pas se laisser séduire par l’ensemble de l’œuvre que Tire le Coyote nous propose dans ce quatrième opus.

Désherbage

© Photo officielle

Le cd compte dix chansons toutes plus invitantes et inspirantes les unes que les autres: Pouvoirs de glace, Tes bras comme une muraille, Toit cathédrale, Le ciel est backorder, Comment te dire, Chanson d’eau douce, Désherbage, Les couleurs de notre équipe, Fifille et Jeu vidéo. Mon coup de cœur sur l’album? Chanson d’eau douce me parle et me touche droit au cœur. Oui, oui… je suis un tendre et je sais prendre le temps pour m’arrêter quand c’est beau! Et ça l’est.

À propos de Tire le Coyote

Né sous le nom de Benoît Pinette en 1981 à Sherbrooke, Tire le Coyote a eu un intérêt marqué pour le sport dans sa jeunesse, plus précisément le baseball dans lequel il excellait, avant de bifurquer vers la chanson à la fin de l’adolescence. Avant de se lancer dans une carrière solo, il a été membre fondateur du groupe Fono Jône qui participa à des événements d’envergure dont les Francouvertes et les FrancoFolies de Montréal. Après la séparation du groupe, l’artiste fera cavalier seul et adopte le nom d’artiste Tire le coyote en 2008. L’année suivante, en 2009, il lance un mini-album (EP) contenant cinq chansons. En 2011, Le fleuve en huile, son premier album, paraît. En 2013, l’homme nous arrive avec son deuxième album, Mitan. Après la sortie d’un album live en 2014, l’artiste nous présente Panorama en 2015, son troisième opus de chansons originales. Les trois premiers albums résonneront davantage avec un son country-folk. En septembre 2017, il obtient un gros succès avec son album Désherbage.

Coyote

© Photo officielle Tire le Coyote

Tire le Coyote est un artiste dont le talent est indéniable, mais il faut aimer le genre. En pleine lancée, cet être marginal va à la rencontre de ses fans un à un afin de gagner leur cœur. Et ça marche. Vous ne le connaissez pas? Prenez quelques minutes pour l’écouter et le découvrir. Il y a de fortes chances que vous tombiez sous le charme de l’être et de sa musique. Possible aussi que vous développiez une dépendance…

Pour en savoir davantage sur Tire le Coyote, ses projets et sa tournée de spectacles un peu partout au Québec, allez « zieuter » son site officiel et sa page Facebook. Coup de cœur assuré!

Texte révisé par: Marie-France Boisvert

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