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Chassepareil en spectacle au #CCF16

Quand le folk du fjord nous fait voyager…

chassepareil-johannie-alexandrineCrédit photo : ©Jean-François Leblanc

par Mélissa Thibodeau

Le groupe folk Chassepareil faisait la rentrée montréalaise de l’album Les oiseaux d’hiver samedi soir au Cabaret Lion d’Or dans le cadre du Coup de coeur francophone.  On sentait la fébrilité dans l’air alors que le quintette concluait une série de spectacles-lancements de ce premier Long jeu qui avait débuté le 1er octobre à Sainte-Rose-du-Nord dans le Saguenay, la région d’origine des membres du groupe.

On peut comprendre cette fébrilité. Chassepareil a travaillé sur cet album sur une période de presque six mois à partir de janvier dernier. Le groupe a décidé de faire colocation de janvier à avril, à Sainte-Rose-du-Nord, cette perle du Fjord-du-Saguenay, afin de concocter cet album.

Ce n’était toutefois pas la première fois que certains des membres co-habitaient ensemble. Alexandrine Rodrigue (guitare, voix), Johannie Tremblay (flûte traversière, harmonica, voix) et Ovide Coudé (Mandoline, oud, mohan veena, guitare électrique) avaient été jumelés ensemble dans un appartement étudiant alors qu’ils étaient au Cégep. Ils se sont trouvés des atomes crochus musicaux et de fil en aiguilles, un projet musical s’est créé et à ceux-ci se sont ajoutés Pierre-Antoine Tanguay (contrebasse, voix) et Pascal Gagnon-Gilbert (batterie, percussions, darbouka). Le groupe s’est tout d’abord appelé Sweetgrass avant d’évoluer en Chassepareil.

L’expérience a été belle mais intense, m’expliquera plus tard Alexandrine. Les membres étaient pratiquement ensemble 24 heures sur 24 de janvier à mai pour la pré-production question de bien concocter les chansons qui aboutiraient sur ce premier album.

Le titre de l’album est évocateur. Les oiseaux d’hiver parle de voyage et fait voyager.  Les chansons, majoritairement écrites et composées par Johannie Tremblay, traitent d’exode rural mais aussi de retour vers la nature. La folk harmonieuse du groupe puise également des inspirations ailleurs avec des instruments dont j’ignorais le nom jusqu’à tout récemment tel que le oud, manié habilement par Ovide Coudé, qui semble transporter la chanson du fjord au Moyen-Orient.

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Sur scène, samedi soir, les musiciens étaient bien en forme malgré quelques petits moments de nervosité. Ces instants sont vite excusés grâce à une performance solide du groupe. On a parti le bal avec la magnifique Berceuse pour les oiseaux d’hiver qui débute aussi l’album. On remarque les belles harmonies vocales mises bien de l’avant. Les membres du groupe ont d’ailleurs souligné dans leurs remerciements l’aide précieuse d’Anne-Sophie Doré-Coulombe, leur coach vocale, sans qui le groupe ne sonnerait pas aussi bien, selon les mots d’Alexandrine.

Parmi les moments forts de leur set, soulignons Saint-Denis qui passe sans faille de la ronde à la poursuite à la ronde. Pour interpréter Kyrie, inspirée des prières de supplication de l’Église, on a invité l’auteur-compositeur-interprète Mathieu Bérubé à se joindre à eux en guitare et harmonies.

Parlant d’invités, on a aussi fait appel à la clarinettiste Elyze Vennes-Deshaies pour reprendre les parties sur l’album qui avait été livrées par Eric Tremblay, le père de Johannie, dont Les miettes.  Mélanie Venditti est venue se joindre au groupe pour jouer de l’alto pour Aéroport.

 Si ce spectacle marque la fin d’une période pour Chassepareil, c’est aussi le début de nouvelles aventures alors que le groupe possède une nouvelle carte de visite solide qui leur permettra de voyager encore plus, peut-être même en Europe, qui sait.

Le groupe sera en spectacle le 18 novembre prochain au Pantoum de Québec. Le 3 décembre, il sera au Baril roulant de Val-David. Des nouvelles dates pour Montréal ainsi que le Saguenay seront bientôt ajoutées au calendrier.

Les oiseaux d’hiver est distribué de façon indépendante ainsi que via bandcamp. Vous pouvez également suivre le groupe sur Facebook.

Texte révisé par : Gabrielle Demers

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