La Belle et la Bête

Une histoire éternelle


©Disney

Par : Anny Lemire

Après le Livre de la jungle, Maléfique et Cendrillon, c’est au tour du 39e long-métrage d’animation de Disney à se faire redonner un coup d’éclat. Produit en 1991 d’après le conte éponyme de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, la Belle et la Bête se hisse dans le top dix des films de Disney les plus populaires au box-office canadien avec des recettes de plus de 218 967 620$.

Réalisé en prise de vue réelle par Bill Condon, cette nouvelle adaptation met en vedette une belle brochette d’artistes britanniques, notamment Emma Watson, Dan Stevens (que l’on a pu voir parmi la distribution de Downtown Abbey), Luke Evans, Josh Gad ainsi que la talentueuse Emma Thompson.

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©Disney

Avec une narration enrichie et des personnages plus profonds (on aborde notamment brièvement l’enfance de la Bête et la maman de Belle), le récit est plus clair et fluide. On redécouvre avec plaisir certains personnages tels que Lefou, le comparse du costaud Gaston, qui prend beaucoup plus de place dans l’histoire qu’auparavant. Emma Watson nous fait rêver en incarnant une Belle pure, intelligente et pleine de compassion, c’était un choix de casting impeccable. Dans le même ordre d’idée, Dan Stevens est une délicieuse découverte. Celui-ci s’approprie l’iconique bête avec aisance, ce qui ne doit pas s’avérer une tâche facile avec un costume aussi complexe!

Le décor est grandiose, les costumes sont époustouflants, les chansons que nous aimons sont tous présentes et elles sont divines. Toutefois, l’œuvre de Condon n’est pas parfaite. Les domestiques du château sont sans contredit le maillon faible. Bien que les acteurs interprétant divers objets communs livrent les performances musicales avec brio (C’est la fête est carrément une explosion de couleurs et de bonheur), le ton du dialogue reste forcé et fade, notamment chez Ewan McGregor qui interprète Lumière, le célèbre candélabre. Ian McKellen et Emma Thompson viennent rattraper de justesse le tout avec quelques réparties bien placées. De plus, le choix d’une distribution entièrement britannique m’intrigue énormément, surtout au niveau de l’élocution. Il m’est étrange de visionner un film qui doit se dérouler en France, bourré de gens avec un accent anglais. Certains tentent même de le camoufler de manière malhabile, mais cela ne fait que rendre le tout encore plus pathétique.

Notons également que si le film convient aux enfants, il fera peut-être un peu peur aux plus jeunes. De nombreuses scènes sont un peu plus violentes et affichent une Bête beaucoup plus fauve. Malgré tout, à voir l’excitation des spectateurs et à entendre leurs commentaires à la fin de la représentation, il est clair que l’œuvre a déjà conquis bien des gens.

Note: 4/5

Texte révisé par : Matthy Laroche

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